Ny’Òc Trobadors lo 23/11/2013 a Poets House en Manhattan

Mercés a Tawil Prod., Poets House e CityLore que’s tiengó a Nava York un simposium sus l’occitan e que’s joguè l’espectacle performatiu Ny’Òc Trobadors de Joan Francés Tisnèr, Jakes Aymonino, Nicole Peyrafitte, Pierre Joris, Domenja Lekuona.
Ua relacion en imatges e tèxtes en seguir aqueth ligam.

L’espectacle qu’ei ajudat per la DRAC, la Region Aquitània, lo departament deus Pirenèus-Atlantics, la Vila de Pau e produsit per Lo Nau.

fòtos deu document de descargar © C. Fletcher, J. Aymonino, G. Spears, D. Lekuona

Fòtos de Ny’Òc Trobadors de Joan Francés Tisnèr

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Quauques prumèras fòtos de Ny’Òc Trobadors, la creacion de Joan Francés Tisnèr, Jakes Aymonino, Nicole Peyrafitte, Pierre Joris e Domenja Lekuona.
(NYC Manhattan Poets house 10 river Terrace 23/11/2013 complet)

Fòtos © Gilmour Spears, Catherine Fletcher, Domenja Lekuona

NY’ÒC Trobadors a Nava York

Infos pratiques
NY’OC Trobadors, le 21 avril à 15h

Bowery Poetry Club, 308 Bowery, NYC

Plus d’informations ici

L’occitan, langue morte? Certainement pas pour les NY’OC Trobadors. Artistes, compositeurs, anthologistes, poètes, répartis de chaque côté de l’Atlantique, ils se sont réunis pour faire revivre la culture occitane à travers trois résidences artistiques et une anthologie poétique.
La première présentation aura lieu ce dimanche 21 avril, au Bowery Poetry Club à NoHo, puis ils continueront leur travail et en présenteront une nouvelle version en Gascogne, dans le Sud-Ouest de la France.
Joan Francés Tisnèr, Jakes Aymonino, Pierre Joris, Domenja Lekuona et Nicole Peyrafitte sont tous trilingues  (occitan, anglais et français). Leur rencontre et la décision de créer ensemble un projet multimédia, mêlant chants, textes, projections et danses de manière complémentaire, s’est faite de manière très naturelle. Ils partageaient tous les cinq ce désir de faire revivre la culture occitane et les créations artistiques extrêmement riches des troubadours du XIème siècle à nos jours. “Ce qui nous interpelle c’est que ces dix siècles d’écrits, personne n’en parle, pas même les médias, alors les gens ont tendance à croire qu’il n’y a pas eu de créateurs occitans“, explique Domenja Lekuona, chargée de la documentation du spectacle.
Car si beaucoup d’entre nous ont déjà entendu parler des troubadours, peu connaissent vraiment la culture occitane. Et c’est ce que reprochent nos cinq artistes au système français, “en France on ne parle pas des troubadours, alors que la poésie américaine a mis sur le devant de la scène l’importance de cette tradition occitane. Les Etats-Unis ont compris que toute création vient du brassage des cultures“, rappelle Pierre Joris, poète, traducteur et anthologiste installé à New York depuis cinquante ans.
Si leur projet est bien de faire connaître au public la poésie et la culture d’Occitanie, les artistes se défendent de tout passéisme. “Il y a eu une folklorisation autour des troubadours. Mais nous ne sommes pas en costume en train de faire des danses anciennes, nous sommes des troubadours cybernétiques, on ne fait pas dans la reconstitution“, précise Nicole Peyrafitte.
La scène new yorkaise les a accueillis à bras ouverts, et nos troubadours des temps modernes ont reçu le soutien de nombreuses associations d’envergure telles que le Poet House ou City Lore. “Ce pays est comme un bol d’air frais pour notre création. C’est une toute autre vision d’égalité, sans principe de hiérarchisation de cultures“, conclut Pierre Joris en souriant.